On appréhende le retour mais pas les retrouvailles. On en rêve nuit et jour depuis quelques temps... L'aéroport de Nice, les douanes, les portiques de sécurité et puis... tous ceux qu’on aime ! La famille et les amis qui nous ont tant manqué, qu'on a envie de serrer dans nos bras, d'embrasser... Ceux que nous ne connaissons pas encore et que nous rencontrons pour la première fois, les petits derniers qui sont nés en notre absence... Bref on rêve de ce moment unique où l'émotion sera si forte.
A notre premier stop à l'île Maurice, il y a environ un mois et demi, lors d'une courte escale entre l'Afrique du Sud et Madagascar, nous avions passé 24h dans le sud de l'île à Mahebourg et avions adoré cet avant gout mauricien. Pour cette deuxième et ultime visite nous décidons de nous faire plaisir, de casser la tirelire, enfin ce qu'il en reste (ou pas d'ailleurs!)... et nous nous offrons un bel hôtel de charme au nord de l'île, histoire de conclure en beauté l'Aventour et de nous détendre ces 3 derniers jours en refusant de réaliser que c'est la fin...
Voilà l'ultime semaine de notre Aventour, c'est un sentiment bizarre à décrire... On laisse Madagascar derrière nous, ce dernier pays que l'on a tant aimé, si authentique et si beau, et c'est avec une certaine mélancolie que l'on atterri en France... à La Réunion.
Aprés 6h de taxi-brousse pour faire 100 bornes(!), nous voilà au Parc National de l'Ankarana, qui offre à découvrir de belles forêts sèches et humides et un grand massif calcaire avec de spectaculaires Tsingys très différentes des rouges observées plus tôt dans les environs de Diego.
Diego Suarez, à la pointe Nord de Madagascar, l'une des plus grandes baies au monde, a suscité de nombreuses convoitises de part sa situation géographique exceptionnelle. Elle est libre aujourd'hui des pirates et des français mais a gardé les traces de son passé avec ce qu'il reste d'une belle architecture coloniale et dégage maintenant une atmosphère intemporelle au charme fou! Un peu comme à Mahajanga...
Nous quittons l'Afrique du Sud et après une très courte escale à l'île Maurice (24h dans un joli petit hôtel au bord de l'eau turquoise sous les cocotiers, moment plutôt sympa), nous atterrissons à Antananarivo, dite Tana, capitale de notre dernier pays, la grande île de Madagascar...
L'Afrique du Sud...pays de tous les contrastes !!!
30-06-2009
Notre Damien national est bien arrivé! Il est là, avec nous, ici, à Cape Town, en Afrique du Sud! C'est incroyable! On est tellement content de se retrouver et de partir tous les trois à la découverte de ce pays du bout du monde, aux paysages renversants et à l'histoire si dramatique et honteuse encore fraiche pour nous trentenaires...
Comme le veut la tradition maintenant, notre guest aventourier prend la plume sur ce road book à notre place... ça nous fait des vacances!
Et aussi en un article... car notre première étape africaine, la Namibie, n'a malheureusement duré que 15jours mais pendant lesquels nous avons parcouru 3800km de piste (voir de "pas de piste du tout"!) au volant de notre 4X4 Nissan équipé camping qui n'a eu peur de rien! Nous sommes partis à la découverte de ce pays splendide qui n'a pas arrêté de nous couper le souffle,à chaque virage...
Apres deux mois et demi passés au Népal et en Inde, on avait oublié ce que pouvait être une ville comme Hong Kong... et comme à notre arrivée à Tokyo après le Cambodge, c'est une nouvelle claque que l'on se prend ici en débarquant sur l'île d'Hong Kong!
Bombay, ou plutôt Mumbai, notre dernière ville indienne...
18-05-2009
Voilà notre dernière étape indienne, dans 4 jours on décolle pour de nouvelles aventures en direction de l'Afrique Australe avec une courte étape à Hong Kong.
On est partagé entre une sorte de soulagement de quitter l'Inde et aussi pas mal de nostalgie... On l'a vécu ce pays, on l'a porté à bout de bras, il nous a fascinés, étonnés, écœurés, enchantés, harassés, déçus, émerveillés... il nous a fait rire et pleurer... et aujourd'hui on est heureux et tristes!
Le guide du routard, lui, a élu Udaipur comme étant sa ville préférée, donc on s'attend peut être à faire balancer les votes, et renoncer à notre vainqueur Jodhpur. Mais malheureusement nous découvrons Udaipur et son haut lieu d'intérêt, le Lake Palace, dans une situation bien décevante...
On adore Jodhpur! On croit pouvoir affirmer que c'est la ville indienne que l'on préfère... si on fait une sorte de vote ou de moyenne, c'est Jodhpur qui l'emporte, même si chaque ville a quelque chose que l'on adore!
Les temples de Lucknow, l'atmosphère spirituelle de Varanasi, les couleurs de Jaipur, les havellis de Jaisalmer et pour Jodhpur: son animation, son marché fruits et légumes, son palais de Maharadja, sa vielle ville... tout!
On a beaucoup hésité à venir jusqu'à Jaisalmer...
La chaleur que nous encaissons depuis notre arrivée au Rajastan combinée à la présence de son désert environnant nous laisse présager des journées écrasantes, mais on se dit qu'une fois passés les 40 degrés, les 4 ou 5° supplémentaires ne font plus grande différence... il fait chaud de toutes façons! Au lieu des 6 litres d'eau journaliers, il nous en faudra 8, voilà tout!
Il y a aussi les 10h de bus de nuit pour y arriver qui nous retiennent; mais le bus de nuit on connait maintenant, ça ne nous fait plus peur... Et puis il paraît que Jaisalmer ça se mérite, même les guides nous le disent, alors...
Julie soutient toujours que si elle n'achète pas le souvenir qui lui plait à l'instant c'est foutu, qu'elle ne le retrouvera plus après, qu'une bonne affaire ça ne se loupe pas, que c'est l'occasion ou jamais, etc...! Jaipur, c'était déja le paradis, mais Pushkar s'avère en être un nouveau! Heureusement que nous avons allégé les sacs à dos de nos affaires d'hiver en les renvoyant par la Poste depuis Varanasi car ils sont déjà pleins à craquer!
Nous arrivons ce matin à Jaipur, la capitale du Rajasthan, enfin une ville indienne qui a été pensée et dessinée par un urbaniste... Elle s'élève à l'intérieur de hauts remparts et s'organise en grandes avenues coupées à angle droit par des ruelles et le must du must c'est qu'on y trouve même des trottoirs! On ne réalisait pas avant à quel point ça change la vie! C'est une ville où il est agréable de se balader malgré un trafic à l'indienne saturé et pollué, comme d'hab.
A bientôt beau Népal, on s'en va, on t'a adoré, on rêvera de toi encore longtemps, et on reviendra pour quelques unes de tes belles régions que nous n'avons pas eu le temps d'explorer... C'est promis!
Nous revoilà donc en Inde!
En se dirigeant vers le Rajastan et ses nombreux trésors nous faisons deux étapes, et non des moindres: La ville sainte de Varanasi (anciennement Bénarés), coeur de l'Hindouisme, et Agra, connue pour son célébrissime Taj Mahal et aussi pour les ruines de l'ancienne cité de Fatehpur Sikri.
Ca y est Chéri(e), on est à Katmandou! Tu te rends compte! On est à Katmandou! Le haut lieu du Peace and Love, du Cool Raoul, du « Tu veux une taffe mon frère »! C'est là, et on y est! Il est où Cat Stevens? et les Hippies?
Bon, ça a un peu changé Katmandou, il y a plus de trekkeurs prêts à atteindre l'Everest que de Hippies le Nirvana (!!!), mais il y a quand même cette ambiance cool qui plane sur la capitale du Népal.
Et c'est ici que nos chemins se séparent avec Marie et Guillaume, ils filent vers Katmandou et pour nous, direction le Parc National de Chitwan au sud du pays.
Trésor national, musée vivant de la culture newar, toutes les maisons de ce village sont d'architecture traditionnelle avec des fenêtres en bois sculpté et des toits en ardoise. Bandipur est perché sur une crète en haut d'une colline au milieu des rizières en terrasse, ici rien ne bouge, c'est d'un calme ultra reposant... on y glande un peu, voir carrément!
Sur la route entre Lumbini et Pokhara, on rencontre plein de gens qui deviendront nos compagnons de route pendant quelques temps...
Dans le bus qui quitte Lumbini, on tchache avec Philippe et Guillaume, deux niçois! (Ils sont partout!) Qui s'étaient eux même rencontrés la veille sur le toit d'un bus!
C'est difficile de garder ce road book à jour, de ne pas prendre trop de retard, les jours filent comme des heures... voilà le récit de ce que nous avons vécu il y a une quinzaine de jours maintenant, mais ça passe tellement vite, on hallucine! Cela fait aujourd'hui 225 jours que nous sommes sur la route, tout s'est passé comme un rêve, difficile de réaliser que dans moins de 5 mois nous serons déjà de retour...
On ne sait pas par quoi commencer, ni même comment exprimer nos impressions... notre arrivée à Delhi est et sera l'une des étapes les plus fortes et inoubliables de ce voyage, après plus de 6 mois de vadrouille on pensait pouvoir tout encaisser et s'adapter à toutes les situations, ça c'était avant de découvrir Delhi!
Le choc des mondes entre le Cambodge et le Japon commence pour nous dés notre vol... On ne sait pas vraiment pourquoi, certainement une erreur, nous nous retrouvons en 1ere classe dans notre avion affrété par Japan Airlines à destination de Tokyo! Un truc de fou, siège-lit électronique(!) design coquille, écran plat perso, casque Sony, chaussons en soie, couverture en cachemire... on en revient pas! jusque là on avait plutôt l'habitude d'être au fond de l'avion oubliés par les hôtesses avec nos bagages à main en cuisine! Ce vol à lui tout seul doit couter le prix de notre billet tour du monde!
C'est un avant goût de la « surmodernité » de ce pays et de son sens du détail...
Après une courte escale à Phnom Penh, nous reprenons la route vers le sud-ouest, en direction du petit village de Chipaat, que le bureau d'éco-tourisme de la capitale nous recommande pour vivre une expérience authentique loin des sentiers battus.
C'est tellement loin des sentiers battus que personne ne sait où c'est! Nous avons très peu d'infos pour trouver notre chemin et on y va un peu à l'aveugle... Nous sommes les seuls à descendre du bus au lieu dit d'Andoum Teuk où nous trouvons à embarquer sur un bateau pour 2 heures de navigation sur un estuaire bordé de jungle en mangrove...
Nous arrivons à Siem Reap et posons nos sacs dans une pension à l'écart de l'agitation de cette fameuse cité touristique, ce qui nous permet de souffler un peu le lendemain et de passer notre première journée tranquillement en ville. Dans la rue de notre hôtel nous rencontrons Lucky, chauffeur de Tuk Tuk, avec qui nous dealons un forfait 3 jours pour partir à la découverte des temples d'Angkor à bord de son carosse.
Nous quittons Phnom Penh en bus et là, sur qui on tombe?! Christian, un des copains avec qui nous avions fait le plateau des Bolavens. Il avait un peu d'avance sur nous, nous ne pensions plus le recroiser et puis le voilà dans le même bus que nous et vers la même destination Battambang!
Aprés une courte escale à Kratie pour y passer la nuit, changer un peu d'argent (même si ici tous les prix sont en Dollars, et le Riel ne sert que de petite monnaie) et apprendre nos premiers mots en Khmer, nous arrivons à Phnom Penh la capitale du Cambodge.
Ça y est notre dernière étape Laos est là, Si Phan Don ou les 4000 îles (Si:4, Phan: 1000, Done: îles!). Tout prés du Cambodge et à l'extrème sud du Laos, Si Phan Don est un ensemble paisible d'environ 4000 îles et îlots posés nonchalamment sur le Mékong.
En revenant sur Pakse aprés notre escale à Champassak, on tombe sur Yan, Christian, Morisse et Jody que nous avions rencontrés la veille dans le bus depuis Savanaket. Ils partent eux aussi le lendemain pour les Bolavens, et on décide de partir tous les 6 pour 4 ou 5 jours d'aventure à scooter.
On continue notre descente du Mekong vers le sud, on prend un bus de Savanaket en direction de Pakse, la capitale de la province de Champassak. Un trajet en bus encore une fois épique, de plus de 6h avec des stops toutes les 10 bornes, un pneu creuvé, une fuite d'huile et environ 80 passagers pour une capacité de 40!! Mais on a l'habitude, ça passe tout seul maintenant!
On entame la partie sud du pays, et là c'est un autre Laos que l'on découvre, moins touristique, plus sauvage avec des paysages hallucinants et c'est au cours de quelques escapades en pleine nature autour de la jolie ville de Thakhek et une pause à Savanaket que l'on réalise l'ampleur de la diversité et de la richesse de ce pays!
Nous voilà arrivés à la capitale laotienne! Mais Vientiane ressemble à tout sauf à une capitale, ici il n'y a pas de bruit, pas d'embouteillage, pas de pollution, pas de resto ouvert aprés 21h... il y a juste un Arc de Triomphe! On se sent bien dans cette ville qui est probablement la capitale la plus calme et tranquille sur cette planète!
C'est un peu à reculons que nous prenons la route de Vang Vieng située au sud de Luang Prabang en direction de Vientiane, la capitale.
Vang Vieng, n'a pas bonne réputation au sein d'une partie de la communauté des routards!
Nous voilà enfin à Luang Prabang, un joyau architectural figurant au Patrimoine mondial de l'humanité, si séduisante pour son charme, son calme et son côté un peu hors du temps. Alex est venu ici il y a 5ans avec Geoffroy, il en gardait un tel souvenir qu'il rêvait d'y revenir.
Après le départ de Geoffroy et Femke, nous avons un peu de mal à nous y remettre! Dur pour nous de reprendre la route tout seul après ce bout de chemin ensemble... Merci à vous, les amis de nous avoir rejoints, c'était si bien! Le Vietnam ensemble restera un souvenir inoubliable et une étape très forte de l'Aventour!
A nouveau tous les deux, un peu paumés nous voilà repartis, direction le Laos...
L'Aventour Vietnamienne tous les quatre entre amis se poursuit avec une étape dans un village de l'Ethie Hmomg, Bac Ha, au nord du pays... (par Geoffroy et Femke)
Suite de l'Aventour Vietnamienne par Geoffroy et Femke depuis la cité impériale de Hué...
Le vendredi 2 janvier, on quitte la jolie ville d'Hoi An en bus, direction Hué. Notre chauffeur s'amuse avec son collègue en doublant les innombrables scooters, klaxonnant à gogo selon la tradition locale. On repète notre expression préférée « ça passe.. » régulièrement, accompagnée d'un ptit rire jaune car cette façon de rouler n'est pas toujours très rassurante...
Bonjour tout le monde, BONNE ANNEE depuis le Vietnam!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ca y est on y va, petit recap de nos aventures à Hoi An, notre première étape vietnamienne, by Geoffroy et Femke...
A l'instant où l'on vous écrit, nous sommes avec nos amis Geoffroy et Femke qui nous ont fait l'immense plaisir de nous rejoindre pour la fin d'année au Vietnam. Avant de leur laisser carte blanche sur le road book de ce site (et oui! ils seront nos auteurs invités pendant ces 15 prochains jours) voilà quelques lignes sur notre étape Thaïlandaise, à Bangkok tout d'abord puis sur l'île de Ko Tao...
Bon, on est désolé de ce petit break, ça fait bien 15 jours que l'on a pas alimenté notre road book, mais l'Océanie a été une étape un peu speed, nous n'avions que 2 semaines pour se faire une idée de la Nouvelle Zélande et de l'Australie, soit 3 îles au total, alors on a décidé de mettre l'ordi au repos et de profiter de notre mieux de ces stops éclairs. C'est vrai aussi que le choc des mondes après l'Amérique du Sud nous a un peu séché et nous a enlevé les mots de la bouche. On ne savait pas vraiment comment exprimer ça. Surtout que Julie ne voulait plus lacher son Espagnol!
C'est le concept de l'Aventour vous nous direz, mais c'était notre premier changement de continent pendant ce tour du monde, et ça chamboule un peu au début!
Nous n'avions pas pris le temps d'organiser notre arrivée à Santiago et on se retrouve un peu en galère à l'arrivée! Les hôtels sont chers ou complets pour cause de Championnat du Monde de Foot féminin et de congrès international d'on ne sait plus trop quoi... On finit par atterrir dans une auberge pas géniale, et on se dit qu'il faut vite qu'on trouve autre chose, on a quand une semaine à passer dans la capitale.
A noter: Cette étape est avant tout gastronomique pour nous, donc on se permet dans cet article de détailler le contenu de nos assiettes... Attention! âmes sensibles aux fruits de mer s'abstenir!
Avec notre petite Toyota Yaris, rien ne nous arrête, on se sent libre comme l'air, les chemins hors des sentiers battus nous tendent les bras, Chiloé nous voilà!
Attention, bout de route long et un peu compliqué, donc article long et un peu compliqué aussi!
Nous voilà partis pour remonter (comme on peut!) la Carretera Australe, tracée il y a 30 ans sous Pinochet. Notre objectif étant de rejoindre l'île de Chiloé en bateau depuis la ville de Chaiten, qui se trouve au nord de cette route difficile et semée d'embuches...
Nous prenons le bus, un de plus, pour faire les quelques 200km qui nous séparent de la petite ville d'El Chalten, nouvelle étape pour se rapprocher d'un nouveau spot immanquable le pic du Fitz Roy, connu de tous les alpinistes, autour duquel nous prévoyons quelques belles randos.
Nous quittons Puerto Natales et notre petit pension de famille tenue par Cristobal et Paulina, pour rejoindre en bus El Calafate, la ville par laquelle tout le monde transite pour aller voir le fameux glacier Perito Moreno.
(Attention! Avis parental recommandé pour cause de vocabulaire un peu limite!)
Puerto Natales, notre point de préparation ultime avant d'attaquer 5 jours de trek dans le parc naturel mythique « Torres del Paine » et 4 nuits de camping dans un endroit où les éléments sont rois et qui pourront nous remettre à notre petite place d'humain. Vent, pluie, neige, boue seront nos amis!
Nous y voilà, au bout du monde! Ce n'est pas Ushuaia et la Terre de Feu, mais le bout du continent américain, par 53° sud au bord du détroit de Magellan, à Punta Arenas, dans la région de Magalanes, c'est ici que les océans Pacifique et Atlantique se retrouvent.
Nous avions prévu de quitter Buenos Aires en avion pour aller directement à l'extrême sud du pays sur le détroit de Magellan en à peine quelques heures de vol. Mais finalement, nous sacrifions ce billet contre 20h de bus en direction de la Péninsule Valdés dont tout le monde nous parle. C'est paraît-il incontournable à cette période de l'année où les baleines franches australes mettent bas et attendent que leurs petits grandissent avant de repartir au large.
20heures plus tard, nous voilà donc à Puerto Madryn, notre première étape en Patagonie.
Nous arrivons à Buenos Aires ce 15 octobre... un Taxi, le fils de Fangio, nous dépose à notre petit appartement, que nous avons décidé de louer par internet quelques jours auparavant, au coeur du quartier branché de Palermo, le « barrio » où les italiens se sont installés lors des vagues d'immigration européenne après l'indépendance il y a un siècle et demi... d'où le nom du quartier Palermo ! On s'installe dans ce petit appart sans prétention où nous allons nous poser une semaine et pouvoir cuisiner !! Se faire un plat de pâtes maison ça manque un peu!
Les amis, on vous a laissé une petite dizaine de jours sans nouvelle, c'est pas faute de ne pas avoir retrouvé une société occidentale, au contraire, nous sommes en Argentine et ici il y a internet partout et en haut débit ! Mais nous avons traversé quatre villes argentines avant d'arriver à Buenos Aires et nous n'avons pas eu une minute à nous! On ne voulait rien louper et nous n'avons pas trainé. Alors voilà un petit article qui compile cette route qui descend du nord de l'Argentine vers Buenos Aires avec pour étapes Salta, Tucuman, Cordoba et Rosario, et qui nous a définitivement fait quitter le pays andin...
Nous passons la frontière chilienne ce matin pour se poser quelques jours à San Pedro de Atacama, on est un peu crevé de notre périple dans le désert du Sud Lipez.
Nous quittons Potosi pour une nouvelle destination, la plus belle et la plus excitante de Bolivie: La traversée du célèbre Salar d'Uyuni et du désert du Sud Lipez avant de passer la frontière chilienne.
Arrivés à Potosi, nous sommes impressionnés par le Cerro Rico qui surplombe la ville. Il s'agit d'une immense montagne de forme conique parfaite, remplie d'or, d'argent et de minerais précieux. Il y a 5 siècles, les incas qui en connaissaient la richesse, l'ont préservée en respectant une légende qui leur dictait de ne pas y toucher pour l'offrir à ceux qui viendraient de loin... les envahisseurs espagnols!
Aprés une nuit dans un bus 5* (locales!!!) nous arrivons à Sucre, ville où a été signée l'indépendance de la Bolivie en 1825 et ancienne capitale du pays, mais qui n'a plus aujourd'hui que le statut de capitale judiciaire, au grand désarrois des habitants qui ne l'admettent pas et qui rêvent qu'elle redevienne capitale. Sucre est réputée pour être la plus jolie ville de Bolivie... Nous découvrons une ville plus riche que celles que nous avons traversées jusqu'ici, avec de jolies maisons coloniales toutes blanches, de beaux jardins, des cabinets d'avocats à chaque coin de rue, de splendides églises...
Nous sommes arrivés à La Paz, la capitale bolivienne, hier matin en bus. Nous ressentons tout de suite les tensions politiques du pays. La Bolivie traverse une grave crise sociale, économique et politique, qui est assez simple à résumer: les riches contre les pauvres... Mais ici les pauvres sont au pouvoir, ils ont élu Evo Moralles, un indigène de la communauté Aymara, comme président il y a deux ans.
Nous espérions retrouver Arike et Xavier, nos amis hollandais, sur les rives boliviennes du Lac Titicaca pour louer avec eux un voilier...heu...une barque à voile... et faire la traverser ensemble jusqu'à l'Isla del Sol. Malheureusement notre planning cette fois ne correspond pas, ils sont déjà repartis de Copacabana à notre arrivée.
Nous arrivons ce dimanche à Puno, drôle de petite ville sur les bords du lac Titicaca, c'est jour des mariages, il n'y personne dans les rues mais nous entendons la fête derrière chaque porte. Nous déambulons tranquillement dans les rues et sur le port après avoir trouvé un hôtel très tranquille.
Le soleil se lève alors que nous nous réveillons de cette nuit un peu difficile passée dans le bus nous emmenant vers Arequipa. Les premières lueurs du jour nous permettent d'apercevoir le majestueux et très impressionnant volcan Misti qui domine la ville. Nous découvrons une ville encore ensommeillée. Mais à l'image du Misti et de la faille sismique sur laquelle le premier centre économique et industriel du pays est bâti, la ville ne tarde pas à se réveiller et à nous montrer sa vitalité et sa puissance.
Ha! vraiment ces Incas nous fascinent! Ce sont de vrais génies de l'architecture simple, évidente et si solide qu'elle traversera les siècles au nez et à la barbe de l'envahisseur espagnol! Les incas font moins dans le détail que les empires qui les ont précédés comme les Nazca ou les Mochicha qui eux, auront inspiré notre art contemporain (Picasso, Matisse, Braque et j'en passe ! ) mais leur intelligence architecturale impose le respect.
Nous venons de nous frapper 10heures de bus sur une route, heuu une piste, genre Paris Dakar en camion. Les conditions étaient un peu dures mais nous apprécions vraiment la multitudes des paysages que nous découvrons. Nous passons des montagnes à la roche grise de la région de Ayacucho, aux plaines agricoles et rouge de Purimac, à la steppe jaune des cols surplombants Andahuaylas où nous apercevons nos premiers lamas!
Après 8h de bus sur une piste accrochée à la falaise à quelques centaines de mètre au dessus du Rio Mantaro (âmes sensible s'abstenir!), nous voilà arrivés à Ayacucho, très jolie ville perchée à 2750m d'altitude.
En descendant du bus avec nos gros sacs à dos nous ne passons pas inaperçus dans ces rues très colorées à l'architecture coloniale splendide. C'est vraiment beau, on ne s'attendait pas à ça! Nous trouvons un petit hôtel autour d'un patio verdoyant où des perroquets chantent « Hola » à chacun de nos passages!
Bonne nouvelle! nos sacs à dos nous ont bien été livrés à l'hôtel dans la soirée, nous avons rarement autant apprécié de voir une brosse a dent, une culotte et des chaussettes propres!
Nous sommes quand même vraiment soulagés, même si, comme le souligne justement notre amie Femke dans le livre d'or, on aurait pu faire exprès de les perdre ces sacs (surtout moi! Julie) pour avancer plus léger pendant ce tour du monde ! Mais je commence à m'y faire à mes 15kilos!
Nous avons passé hier 16h en avion, nous n'avons pas de quoi nous changer, ni nous laver les dents et bonne nouvelle: il n'y a pas d'eau chaude!
Bon, à ce stade de l'aventure, vous devez vous dire "ils ne vont pas aller bien loin les loulous, ils ont vraiment la guigne, ça commence mal leur délire de tour du monde!"
Mais vous nous connaissez, on ne se laisse jamais abattre...
Bon, à l'heure où nous vous écrivons nous ne sommes pas à Lima mais à Caracas au Venezuela!
Notre avion pour Lima au départ de Madrid a été surbooké et nous avons été reroutés sur un vol qui fait escale à Caracas. Nous mettrons 16 heures pour arriver à Lima au lieu de 11 prévues ! Nous étions pourtant à l'aéroport 2 heures avant notre vol...
Nous venons de passer deux jours très agréables à Madrid, cette première étape nous aura permis d'exercer notre espagnol très rudimentaire... c'est pas gagné pour l'Amérique du Sud!
Nous réussissons à décompresser de ces derniers jours de préparatifs un peu stressants et profitons vraiment de cette jolie ville.
Bon, et bien ce coup-ci, c'est réellement la dernière ligne droite.
Le compteur n'affiche plus que 5 jours avant le départ, et les préparatifs occupent encore toutes nos journées ! Le stress commence à se faire sentir et l'excitation laisse place à l'impatience!!!